Gaza : les restrictions imposées par Israël mettent fin à la fabrication de masques 3D pour les enfants brûlés
Genève, 29 octobre 2026 — Le projet innovant de Médecins Sans Frontières (MSF) à Gaza, qui utilise la technologie d’impression 3D pour traiter les brûlures du visage, ne peut plus produire de nouveaux masques, Israël continuant de bloquer l’entrée de fournitures essentielles.
Ces masques, utilisés pour les patient·e·s souffrant de graves brûlures au visage, exercent une pression constante sur les zones en cours de cicatrisation, ce qui permet de prévenir les cicatrices hypertrophiques et les contractures pouvant altérer la respiration, les mouvements et les fonctions du visage.
Feras Swairjo, responsable des activités de physiothérapie de MSF à Gaza, déclare :
« Nous avons produit le dernier masque imprimé en 3D destiné aux victimes de brûlures sévères à Gaza le 14 octobre 2026. En raison des restrictions et blocages imposés par les autorités israéliennes sur des fournitures essentielles, nous ne sommes plus en mesure de poursuivre la prise en charge des patient·e·s souffrant de blessures étendues et de brûlures au visage.
Nous disposons de l’expertise médicale et des capacités nécessaires pour aider ces patient·e·s, mais nous sommes privés des matériaux indispensables à notre travail.
Chaque jour, nous constatons les conséquences dévastatrices des brûlures graves chez nos patient·e·s à Gaza, dont beaucoup sont de jeunes enfants. Certain·e·s ont été grièvement blessé·e·s lors de frappes aériennes israéliennes, tandis que d’autres ont subi des brûlures en cuisinant dans des tentes surpeuplées ou sur des feux ouverts.
Sans ces masques spécialisés, les patient·e·s risquent de subir des défigurations permanentes du visage et des handicaps susceptibles d’affecter leur mobilité, leur vue ou même leur capacité à respirer normalement.
Le blocage de ces fournitures essentielles risque de condamner des enfants à vivre toute leur vie avec des handicaps pourtant évitables. Il s’agit d’un problème créé par l’être humain, qui pourrait être résolu dès aujourd’hui.
Les autorités israéliennes doivent autoriser sans restriction l’entrée des fournitures médicales nécessaires pour soigner les patient·e·s dès maintenant. »
Pascale Antonie